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Grâce à un financement de l'ambassade de France au Niger, MAHAMADOU ABDOUL AZIZ...

RENCONTRE AVEC MAHAMADOU ABDOUL AZIZ : AGRICULTEUR PROFESSIONNEL ET PROMOTEUR DE L’ENTREPRISE GOROUBI

L’entreprise GOROUBI est l’entreprise qui est incubée dans le cadre du programme site-men export. Et de façon générale, CIPMEN nous accompagnait déjà en rédigeant le business model et il nous accompagne dans la mobilisation des fonds et dans ce cadre, nous avons soumissionné et bénéficié de l’accompagnement d’un financement à travers le fonds (Fonds De Solidarité Pour Les Projets Innovants, les sociétés civiles, la francophonie et le développement humain – réseau et entrepreneuriat au Niger. (FSPI - REA) et qui nous a permis justement en partie de financer la certification Ecocert qui nous permettra justement d’exporter nos produits en tant que Bio dans l’union Européenne, au niveau des Etats-Unis et du Canada également.
Alors, en termes de chiffres, cela vaut combien ?
Le financement c’était un montant de « 3 MILLIONS », c’est un prêt sans intérêts. Et ce prêt comme je dis-nous a permis de financer la certification en tant que telle et aujourd’hui, nous sommes certifies Ecocert. Aujourd’hui, nos produits grâce à cet accompagnement, peuvent être exportés dans toute l’Union Européenne, aux Etats-Unis et au Canada.
Certains entrepreneurs font le choix de payer de nouvelles machines, d’autres font le choix, si ce sont des agriculteurs d’augmenter leur espace cultivable. Vous, vous avez fait un choix, je dirai particulier d’avoir une certification. Vous pouvez nous dire, pourquoi vous avez fait ce choix ?

Au fait ce choix est juste une suite de notre inscription au niveau de ce programme CIPMEN export. En fait il faut dire que nous avons, aussi un historique, on a eu à passer par ces choix d’investissement sur les terrains de production et nous avons quand même acquis un certain nombre d’expérience, on va dire nous avons des espaces que nous cultivons déjà, quelques machines pour la transformation et comme nous adressons toute la chaine de valeur, il était important pour nous de créer le marché. 
Aujourd’hui, ce pourquoi nous avons décidé d’être certifiés Bio c’est de pouvoir amener nos produits sur des marchés internationaux ou ces produits sont beaucoup plus valorisés donc c’était l’idée. Nous sommes la première entreprise nigérienne à être certifiée Ecocert donc on pense que l’enjeu vaut la peine parce que nous sommes en train de nous préparer vraiment pour aller sur le marché de « MORINGA » parce que, notre pays est un producteur de « MORINGA » et le « MORINGA » est très recherché sur le marché international donc il s’est avéré pour nous  logique, pour être conforme à nos objectifs de passer par cette voie, parce que c’est un parchemin la certification. Tant que nous n’avons pas cette certification, nos produits ne peuvent pas aller sur ce marché en tant que « Produits Bio » donc il nous fallait avoir cette certification, la preuve, ça faisait 3 ans que nous étions dans le processus donc cela nous a couté du temps, de l’argent mais il fallait le faire parce que c’est important pour moi.

Mais concrètement, on ne sait pas c’est quoi les produits dérivés que vous fabriquez à base du MORINGA, est-ce que vous pouvez nous en parler un peu plus ?
 
Tout à fait. Aujourd’hui, le MORINGA Olifeira en tant que plante est connu déjà pour être une plante vertueuse et nous, ce que nous avons fait comme je dis, nous avons adressé la chaîne de valeur, la chaîne de valeur ça veut dire à partir de la matière première jusqu’à toucher des clients à travers plusieurs offres. Et aujourd’hui, nous avons décliné toute une gamme de produits, et en fait ces gammes de produits se déclinent en trois catégories, voilà : nous avons une gamme alimentaire,  une gamme thérapeutique qui est distribuée dans plus de 60 pharmacies et  une gamme cosmétique, donc aujourd’hui avec le MORINGA, avec  l’huile de MORINGA, on intègre des matières premières qui peuvent être utilisées pour la cosmétique en générale, pour les industries pharmaceutiques etc….
Donc c’est toutes ces gammes que nous avons déclinées et aujourd’hui, nous avons l’une des gammes sur le MORINGA la plus variée de l’Afrique de l’Ouest. Donc nous comptons vraiment être sur le marché international et nous positionner comme étant un label fort et on veut nous positionner sur le marché international de MORINGA.
Alors avec cette certification, vous envisagez conquérir le marché européen, le marché américain, bien évidemment le marché africain. Alors, pour ceux et celles qui nous lisent,  comment la suite est envisagée à votre niveau ?
Nous sommes très optimistes et cette suite va certainement être radieuse, nous sommes aussi très prometteurs. Le fait déjà d’être à ce standard, je donne juste un exemple « aujourd’hui dans toute l’Afrique de l’Ouest, on sera que deux entreprises certifiées Ecocert Bio sur la transformation et production du MORINGA et nous, notre objectif c’est d’être premier ».   Nous sommes optimistes car nous voulons être présents sur le marché international avec cette certification, la qualité et nos capacités de production nous le permettent. 
Aujourd’hui, de façon générale pour ceux qui nous lisent, que ça soient les clients du Niger, qu’ils soient au courant qu’il y’a des produits, le MORINGA est produit au Niger de façon biologique, transformé localement, mis en sachets, on va dire conditionné localement et vendu localement. On exhorte vraiment les gens à consommer nos produits.
Pour la conclusion, Sahel 24 vous demander de parler à ceux et celles qui nous écoutent qui ne sont pas sur le continent et qui ont souvent peur de consommer les produits du continent, parce que pour eux, il n’y a pas les garanties sanitaires.
Pour ceux qui savent, Ecocert, en fait c’est un certificateur, c’est un label qui est mondialement connu, c’est une certification qui est connu par tout le monde et c’est une certification qui est très contraignante, ce sont des standards très élevés, et quand une entreprise arrive  à être certifiée par Ecocert, ce qu’elle respecte tous les standards dans la production, au niveau  même des parcelles de production et que aussi dans le processus de transformation.
 Aujourd’hui, le message que je vais passer à ces personnes c’est que : En Afrique, des personnes comme moi, des entrepreneurs comme moi, des producteurs, des agriculteurs se mettent aux standards internationaux pour garantir déjà la production  sans aucuns pesticides chimiques donc ça veut dire la matière première est saine et nous la transformons localement en respectant toutes les règles d’hygiènes, donc il n’y a pas de raisons à ce que les produits  suscitent la méfiance quand un produit est certifié Ecocert  au Niger ou en France, ou au Canada, ça veut dire que les processus de qualité et de norme ont été respectés partout et c’est la même chose. 
Donc, c’est pour mettre la barre très haute justement que nous nous sommes soumis et nous nous sommes imposés à ce processus que je vous ai dit qui nous a pris trois ans. Ça fait trois ans qu’on est dessus et c’est seulement le 22 Avril 2022 qu’on a pu avoir notre certificat donc il n’y a de raisons à ce que les gens doutent de la consommation de nos produits. Ce sont des produits sains, ce sont des produits reconnus Bio dans les pays que je vous ai cité.

Interview: Olivier ASSOGBAVI
Redaction: Aminata Sissoko


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